SOS – La sérendipité serait-elle en péril sur le net ?

La sérendipité est-elle le propre de l’homme ? ou pour le moins ce qui le distinguerait de la machine ?

Sur le net, automatismes divers nous encadrent et nous guident … au détriment des richesses de l’inconnu, de la surprise, de la sérendipité.

Je vous recommande cet article du site RSLN

Ainsi que celui-ci sur le site numerama  ( la sérendipité comme prétexte ? )

A suivre …

Publicités

Dirigeants, acceptez l’incertitude et adoptez la sérendipité

Pour être un bon dirigeant, acceptez l’incertitude !

Au sommet Think global d’IBM à New York, le directeur du MIT Media Lab Joichi Ito a invité les dirigeants à adopter la sérendipité.

Extraits d’un article de Andrew Nusca traduit sur le site smartplanet.fr  (vous pouvez consulter l’article initial 

« Les dirigeants sont surévalués. » C’est sur ces mots que Joichi Ito, directeur du MIT Media Lab, a commencé sa présentation au sommet mondial des dirigeants Think global d’IBM à New York, déclenchant les rires et peut-être le courroux de quelques détenteurs de MBA.

Les exemples de Mozilla (Firefox) et Wikipédia : « L’open source est intéressant parce que les personnes décident de ce qu’elles veulent faire », a-t-il souligné (…) « Nous pensons que ce qui gouverne le monde, c’est l’intérêt personnel éclairé. C’est faux: en réalité, c’est la collaboration. » À Wikipédia, a-t-il indiqué, la communauté pousse ses membres vers des rôles de dirigeant. Ils ne les cherchent pas activement, comme le font les titulaires de MBA une fois leur diplôme obtenu. « L’idée, c’est de s’assurer que les personnes sont sensibles les unes aux autres, et de laisser cette diversité exploser. » C’est pourquoi à Wikipédia des juges fédéraux passent leurs week-ends à rédiger du code avec des mordus d’informatique. « Vous ne pourriez jamais les convaincre de le faire, même en les payant », a-t-il commenté en souriant …

Accepter le chaos mais ne jamais être totalement satisfait : Le monde est majoritairement incontrôlable et compliqué, constate Joichi Ito. Les jeunes acceptent le chaos, mais à mesure qu’ils prennent de l’âge, ils sont réduits à produire, protéger et accumuler, au lieu de continuer à apprendre. « Il faut enseigner à la nouvelle génération ce mystère, cette merveille », préconise-t-il. « C’est la clé pour vivre dans ce monde: ne jamais être totalement satisfait. » Les adultes ne doivent pas avoir peur du changement, assure Joichi Ito. Ils doivent au contraire retrouver cette intrépidité propre aux enfants. « Je ne crois pas aux plans. Je ne peux me concentrer que sur le court terme. C’est pourquoi j’ai quitté quelques-unes des meilleures universités d’Amérique. » Tout commence par l’éducation, notamment une éducation guidée par l’intérêt. Prenez un ingénieur et un designer: ils sont rarement d’accord. Ils se disputent sur la théorie et ne parviennent pas à comprendre la façon dont l’autre voit le monde. Mais si vous leur donnez un projet physique à mener? Que se passe-t-il alors? « Les choses deviennent un peu moins personnelles », estime Joichi Ito. « Vous créez des choses et vous les laissez itérer. Parfois, vous vous trompez, mais vous vous servez de vos erreurs pour évoluer. »

Au Media Lab, Joichi Ito ne recrute que des enseignants qui peuvent créer des choses. L’idée est de réduire les disputes et d’augmenter le flux de solutions. « Il faut plus d’argent pour trouver comment planifier quelque chose que pour l’essayer », constate-t-il. « Vous ne pouvez pas vous en remettre au hasard ou à la chance si vous planifiez tout. » C’est pourquoi les enfants en apprennent davantage sur le rôle de dirigeant en lançant des raids dans le jeu multijoueur en ligne World of WarCraft qu’en lisant des études de cas d’entreprises. Cet apprentissage métaphorique est précisément la raison pour laquelle les étudiants en MBA ont souvent tendance à obtenir des scores médiocres à ce type de jeux: ils sont habitués à ce que les personnes fassent ce qu’on leur dise, explique Joichi Ito, et l’incertitude qui suit le moment qui n’arrive pas est ce qui les rend perplexes.

« Vous devez abandonner l’idée que vous pourrez tout comprendre sans exception. »

En tant que dirigeant, ne craignez pas le chaos. En revanche, cherchez des modèles pour être plus préparé à relever les défis, conseille Joichi Ito. « Lorsque vous avez une crainte quelle qu’elle soit, c’est probablement la chose sur laquelle vous vous trompez », conclut Joichi Ito.

Sérendipité est dans le Larousse 2012

Sérendipité est dans le Larousse …

Avec son édition 2012, le petit Larousse référence (enfin) ce mot si particulier, et va, je l’espère, donner envie d’aller plus loin dans la connaissance et l’usage que l’on peut faire du concept, en particulier pour favoriser créativité et innovation (c’est une des missions de ce blog innovation et sérendipité)

Un bon nombre d’articles, dont quelques uns de ma part, qui disent ce mot « absent du Larousse » vont devoir être corrigés !!

Sur ce blog : Sérendipité

Une référence : article sur France2.fr

Les aventures des trois princes de Serendip

Pour revenir aux sources de ce mot étrange, je recommande cet ouvrage qui vient de paraître, aux Editions MARCHAISSE : Les aventures des trois princes de Sérendip.

Mot de l’éditeur (extrait) : Oubliés depuis le XVIIIe siècle, ces contes n’ont rien perdu de leur charme. Mais l’identité de leur auteur, leur genèse et leur destin posthume soulèvent des questions non moins fascinantes. Dominique Goy-Blanquet, Marie-Anne Paveau et Aude Volpilhac nous invitent à redécouvrir ici l’oeuvre du chevalier de Mailly et à voyager avec elles en sérendipité, de la Perse à l’Italie, de l’Angleterre de Walpole à la philosophie des sciences, et d’Internet à l’art de trouver ce que l’on ne cherche pas.

Pour en savoir plus , cliquez sur l’image :

 

17/02/2011 : Des chercheurs américains ont accidentellement découvert …

Le 17/02/2011 :

L’histoire des sciences est parsemée d’accidents de laboratoire ayant conduit à de grandes découvertes. Des chercheurs californiens peuvent encore une fois en témoigner. Alors qu’ils menaient des expériences pour étudier l’impact du stress sur les fonctions gastro-intestinales, ces biologistes ont découvert par hasard une molécule prometteuse pour le traitement de la calvitie. Ils publient leurs conclusions dans la revue Plos One.

Dans le cadre de leurs travaux, les chercheurs avaient commencé par modifier génétiquement des souris pour qu’elles surproduisent une hormone « stressante ». Ces animaux de laboratoire mutants ont ainsi rapidement perdu une grande partie de leurs poils de dos jusqu’à devenir «chauves». Jusque-là, rien de très anormal puisque l’alopécie causée par le stress est un phénomène bien documenté.

La suite de l’article sur le figaro.fr: http://www.lefigaro.fr/sciences/2011/02/16/01008-20110216ARTFIG00681-une-nouvelle-piste-pour-traiter-la-calvitie.php

ou destinationsante.comhttp://www.destinationsante.com/Calvitie-des-souris-au-poil.html

Classifications de sérendipité

Classifications de sérendipité

Pourquoi classer ?

Les livres et les sites Internet recensent de nombreux cas de sérendipité. Ceux-ci sont tellement nombreux et divers qu’il vient naturellement un besoin de les classer.

Plusieurs auteurs proposent des classifications ou des typologies de cas de sérendipité. Chacune répond à un besoin spécifique … Je recense ici quelques exemples (pour plus de détails, je vous  renvoie aux auteurs) et je propose une typologie adaptée à une réflexion utile à la créativité et à l’innovation en entreprise.

Un classement pour montrer :

  • Pour décrire, citer, montrer les multiples manifestations du phénomène « d’effet Serendip », il est utile de classer une grande quantité de cas triés par leur sphère d’application. Ce type de classement est intéressant si l’on cherche l’impact de la sérendipité dans différents domaines d’activité, quelle qu’en soit l’origine, ou la manifestation.
  • L’article « Liste des découvertes et inventions liées au hasard », Wikipedia, recense ainsi réparti 177 cas en 6 domaines (tels que découvertes, chimie, physique, produits alimentaires, … eux-mêmes décomposés en 28 catégories (par exemple, la catégorie « physique » se décompose en « classique », « physique nucléaire », « nanotechnologies », « autres découvertes »)

Un classement pour comprendre :

  • Regrouper des cas à l’aide de ce qui semble être la cause (ou les circonstances) de leur manifestation, offre le grand intérêt de pouvoir travailler la compréhension de ce phénomène. Est-il possible d’en déduire des facteurs favorables ? Ces classements permettront-ils de déterminer, au delà  des circonstances favorables, des outils qui stimuleraient les possibilités créatrices…
  • Fernand Lot, écrivain français (1956) cité par Pek van Andel (« De la sérendipité », p113) proposait 16 types de sérendipité tels que « fait d’observation banale », « fait d’observation singulière »,…, « expérience fortuite s’ajoutant à une expérience en cours », … (voir en fin d’article)
  • Pek van Andel propose une classification du même style, en 40 types (dans l’ouvrage « De la sérendipité », il classe ainsi la description de plus de 130 cas. Exemple de types : « observation surprenante liée à une comparaison », « observation surprenante occasionnée par un contrôle », « observation surprenante faite par A et expliquée par B », … etc. (voir en fin d’article)

Un classement pour l’entreprise :

  • Jean-Louis SWINERS (www.serendipite-strategique.com) propose 4 grands types de sérendipité stratégique pour l’entreprise (d’autres types pouvant regrouper des manifestations de sérendipité dans d’autres domaines tels que l’archéologie, l’art, ou la vie courante … ). Ces quatre types sont :
  1. SERENDIPITE 1 : Fait de trouver (découvrir, inventer) par hasard, par chance ou par accident autre chose et parfois tout autre chose et même parfois le contraire de ce que l’on cherchait (et de trouver en l’état) ; ET DE SE RENDRE COMPTE DE SON INTÉRÊT OU DE SON IMPORTANCE.
  2. SERENDIPITE 2 : Fait de trouver (découvrir, inventer) quelque chose que l’on cherchait (objet, solution, etc.) mais, à la suite d’un accident plus ou moins malheureux ou d’une erreur, par un moyen imprévu ; ET DE S’EN RENDRE COMPTE.
  3. SERENDIPITE 3 : Fait de trouver par hasard, par accident ou par chance une application imprévue à quelque chose ; ET DE S’EN RENDRE COMPTE.
  4. SERENDIPITE 4 : Faculté de trouver par accident, hasard ou chance l’idée d’une innovation.

Un classement pour stimuler créativité et innovation en entreprise :

  • Je propose une classification simple et claire dont l’objectif est de favoriser la compréhension de survenance du phénomène, l’identification des facteurs de succès et des freins. Ce travail a permis de construire une approche d’outils de créativité et d’accompagnement de l’innovation … (pour davantage d’informations : « coaching de sérendipité »©)

Cette classification répartit les cas de sérendipité en 6 types :

  • Type A : … en cherchant autre chose
  • Type B : … suite à une erreur ou par maladresse
  • Type C : … par nécessité ou par contrainte
  • Type D : … par l’attention portée aux clients
  • Type E : … par analogie, en observant autre chose
  • Type F : … en ne cherchant rien

Chacun de ces types, en analysant des cas de sérendipité s’y rattachant, permet de déterminer des facteurs de succès, et de construire des solutions de formation, de conseil et d’accompagnement pour le management. Ces solutions, originales, et personnalisables, permettront de tirer le meilleur profit de la sérendipité, car, comme le disait Pasteur, « le hasard ne favorise que les esprits préparés ».

La classification de Fernand LOT

Fernand LOT est cité (page 113) par Pek van Andel et Danièle BOURCIER dans le livre « De la sérendipité dans la science, la technique, l’art et le droit. Leçons de l’inattendu » (Edition l’Act Mem, 2009).

Source des auteurs : F LOT, Les jeux du hasard et du génie, le rôle de la chance dans la découverte, Paris, Librairie Plon, 1956, p. 219-220.

Voici les 16 types de sérendipité de Fernand LOT :

  1. Fait d’observation banale
  2. Fait d’observation singulière
  3. Expériences multipliées au hasard
  4. Expériences entreprises en vue d’un certain objectif et qui conduisent à un tout autre résultat
  5. Expérience fortuite s’ajoutant à une expérience en cours
  6. Expérience recommencée non intentionnellement dans des conditions différentes
  7. Expérience intentionnellement recommencée par cause d’incident technique
  8. Expérience réussie par mégarde
  9. Expérience réussie par négligence
  10. Expérience réussie par erreur
  11. Expérience réussie par zèle fantaisie
  12. Expérience réussie par trop de hâte
  13. Expérience réussie par manque d’un accessoire
  14. Expérience réussie par hypothèses inexactes
  15. Expérience réussie par une déconvenue
  16. Expérience réussie par le moindre incident qui déclencha l’intuition

La classification de Pek van Andel et Danièle Bourcier

Dans les livres « De la sérendipité dans la science, la technique, l’art et le droit. Leçons de l’inattendu » (Edition l’Act Mem, 2009) et « La Sérendipité, le hasard heureux » (Edition Hermann, 2011), les auteurs nous proposent une classification en 40 types. Même si je pense que cette classification est difficile à utiliser telle quelle, elle offre une grande richesse de description des différents cas de sérendipité.

Pour davantage de détails, de nombreux exemples détaillés, je recommande fortement la lecture de ces deux ouvrages : ils sont très complets et passionnants …

Voici la liste des 40 types de sérendipité :

  1. Observation surprenante suivie d’une abduction correcte
  2. Répétition de la même observation surprenante
  3. Plusieurs observations surprenantes et différentes d’un même phénomène
  4. Observation surprenante d’un phénomène analogue dans un même contexte
  5. Observation surprenante d’un phénomène analogue hors du contexte
  6. Observation surprenante dans la nature vivante appliquée à la technique : bionique
  7. Bionique inversée : la technique aide à comprendre la nature
  8. Observation surprenante d’une analogie dans la vie quotidienne
  9. Observation surprenante grâce a un nouvel instrument ou appareil
  10. Observation surprenante liée à une comparaison
  11. Observation surprenante occasionnée par un contrôle
  12. Observation surprenante faite par A et expliquée par B
  13. Confirmation accidentelle d’une prédiction théorique
  14. Deux observations différentes faites par des chercheurs indépendants
  15. L’erreur magistrale
  16. Observation surprenante faite par un chercheur grâce à l’erreur de son assistant
  17. Malheur sublime
  18. D’un effet secondaire non voulu a un effet primaire voulu
  19. D’un sous-produit secondaire à un produit primaire (spin-off)
  20. L’expérience naturelle
  21. L’usage alternatif et imprévu
  22. Une hypothèse fausse mais fertile
  23. La trouvaille inversée
  24. L’absence d’hypothèse
  25. Tests scientifiques d’un folklore surprenant
  26. Observation surprenante faite par un animal, un enfant ou un étudioant naïf
  27. Rencontre accidentelle entre deux ou plusieurs chercheurs
  28. Brouillage
  29. Une anomalie quantitative ou « la méthode des résidus »
  30. Réaction au manque ou à la rareté
  31. Occasion, improvisation, émergence
  32. Interruption du travail
  33. Le jeu
  34. Blague, farce
  35. Illumination subite, intuition, rêve, « hasard intime »
  36. Révolution imprévue
  37. Non sérendipité présentée comme sérendipité
  38. Sérendipité fabriquée mais présentée comme authentique
  39. Sérendipité cachée par le créateur même
  40. Sérendipité réelle mais non perçue par le chercheur

De la sérendipité … : Leçons de l’inattendu

De la sérendipité dans la science, la technique, l’art et le droit : Leçons de l’inattendu (Pek van ANDEL & Danièle BOURCIER, Ed° L’Act Mem, 2009)

4ème de couverture :

Sérendipité… vous ne connaissez pas encore ce mot ?

C’est le don de faire des trouvailles, de trouver ce qu’on ne cherche pas, dans la science, la technique, l’art, la politique, le droit. Ce sont des découvertes, des inventions et des créations « accidentelles ». Un cas de sérendipité, par définition, est une observation surprenante suivie d’une explication juste.

Ce mot imprononçable forgé par Horace Walpole en 1754 et utilisé d’abord par des bibliomanes, a été importé par les sciences exactes, puis par les sciences sociales et le monde de la décision.

Ce livre décrit la théorie, la pratique, des types et des cas de sérendipité : chaque cas est une idée forte, une leçon d’interprétation de l’inattendu, comme la radioactivité naturelle ou l’effet pervers d’une loi. Il rend compte de la part du hasard comme source d’improvisation dans la genèse des idées et l’histoire des hommes.

Pek van Andel, chercheur en sciences médicales à l’Université Groningue et Danièle Bourcier, directrice de recherche au CNRS en sciences sociales, explorent la sérendipité dans tous les domaines. Cet ouvrage, illustré et documenté, s’adresse à tout créateur, innovateur, lecteur curieux. Et bien sûr, parce que ce sujet est didactique et drôle, aux enseignants et aux chercheurs, qui s’y reconnaîtront.

 

La sérendipité, le hasard heureux

La sérendipité, le hasard heureux (Sous la direction de Danièle BOURCIER et Pek van ANDEL Ed° Hermann, 2011)

4ème de couverture :

Loin d’être issue du domaine scientifique, la notion de sérendipité vient du conte du poète persan Amir Khursrau, Les pérégrinations des trois fils du roi de Serendip. Ce conte pose en 1302 les fondements de ce qu’Horace Walpole nommera en 1754, serendipity faisant référence à ces trois princes : « making discoveries, by accident & sagacity, of things they were not in quest of »

L’histoire de la sérendipité s’est construite autour de ces deux termes – accidents et sagacité – auxquels se sont ajoutés les idées d’imprévu, de hasard et d’imagination dans le processus de découverte. La sérendipité peut relever de l’erreur, de la chance, de la maladresse ou de circonstances inattendues mais, dans tous les cas, il a fallu un esprit curieux et préparé pour faire une interprétation réussie de choses qu’il ne recherche pas (rayons X, Post-it ou musique concrète)

Ce livrer retrace des cas de sérendipité puisés dans les sciences (médecine, chimie, mathématiques, physique nucléaire, sociologie, anthropologie, droit, urbanisme…), les arts (littérature, musique, théâtre, peinture…), la politique, la psychanalyse, le management et l’Internet. Mais la sérendipité œuvre aussi dans notre imaginaire collectif et dans notre vie quotidienne. C’est pourquoi les expériences vécues, les aventures, les contes et même l’histoire du vin et de la cuisine nous montrent la richesse de ce phénomène nomade qui traverse les frontières de l’imagination humaine.

La sérendipité peut-elle s’enseigner en théorie et en pratique ? Peut-on, par la réflexion, la formation et l’exercice, apprendre à réagir, de façon créative, à la surprise ? Pour la première fois, chercheurs, artistes et philosophes, réunis pendant une décade à Cerisy, tentent d’explorer les multiples approches de ce phénomène universel et idée forte et de les transmettre de façon ludique, critique ou passionnée au grand public.

Les auteurs :

Danièle Bourcier, directrice de recherche au CNRS et membre du comité d’éthique des sciences (COMETS). Elle étudie les interactions entre sciences du droit et monde numérique et s’intéresse aux décisions et aux lois complexes comme sources d’effets imprévus.
Pek van Andel, chercheur en sciences médicales à l’Université de Groningue. Spécialiste mondial de la sérendipité, il a écrit le premier article sur ce thème dans British Journal for Philisophy of Science en 1994 et donne de multiples conférences sur le sujet.

Miser sur l’imprévu

Miser sur l’imprévu (Véronique BOUCHARD, Thierry PICQ, Ed° Gualino, 2005)

4ème de couverture :

Ce livre est consacré à la vie cachée des entreprises. Il nous fait prendre conscience de l’omniprésence, de l’importance, mais aussi de la grande richesse de l’imprévu dans leur fonctionnement et leur évolution.

Les entreprises sont, en effet, le siège d’une multitude de phénomènes « émergents » – idées, initiatives locales, projets autonomes, expérimentations diverses – qui échappent aux orientations stratégiques et aux procédures définies par les dirigeants mais qui jouent un rôle crucial dans les processus d’innovation et de renouvellement stratégique. Etre ouvert à l’imprévu et être capable d’en tirer parti est maintenant un avantage concurrentiel indéniable.
Après avoir démontré l’importance des phénomènes émergents, les auteurs nous expliquent, démonstrations pratiques à l’appui sous la forme de mini-cas, comment et par quels moyens les dirigeants peuvent « miser sur l’imprévu ». Ils dressent un bilan réaliste des pratiques du « management de l’émergence » en insistant sur les changements que ce modèle impose en termes de philosophie managériale et de style de leadership.

Les auteurs :

Véronique Bouchard et Thierry Picq enseignent tous deux à l’EM Lyon. Forts d’une longue expérience de conseil, ils aiment aborder avec pragmatisme et clarté les sujets les plus complexes et s’intéressent aux articulations entre organisation établie et initiative individuelle, changement induit et changement émergent, qu’ils abordent à partir de leur discipline première : la stratégie pour Véronique Bouchard et le management pour Thierry Picq.

L’imprévu ou la science des objets trouvés

L’imprévu ou la science des objets trouvés (Jean JACQUES Ed° Odile Jacob, 1990)

4ème de couverture :

Jean JACQUES, chimiste inspiré, écrivain amusé, se fait ici le chantre débonnaire de cet esprit de disponibilité qui permet les hasards heureux de la recherche, les trouvailles expérimentales, les bonheurs de rencontre. Historien de la chimie à l’érudition pétillante et joviale, il nous convie à assister à certaines de ces découvertes inattendues, se joue de toutes les tentatives pour prévoir ou prédire l’avenir, préférant s’en remettre à la « soif d’errer à la rencontre de tout » qui déjà inspirait André Breton.

Eloge de l’imprévu, ce livre alerte témoigne de ce qui fait l’esprit de la recherche expérimentale et de ces moments où, « tout sentiment de durée aboli dans l’enivrement de la chance, un très fin pinceau de feu dégage ou parfait comme rien autre le sens de la vie »

Jean JACQUES est l’auteur en particulier des « Confessions d’un chimiste ordinaire »