Sérendipité et Recherche …

Les difficultés de Sanofi seraient dues à un manque de sérendipité …

Je vous invite à découvrir et lire le très intéressant article de Pierre Allain, médecin, sur le site Pharmacorama : http://www.pharmacorama.com/ezine/20121020111537.php

Merci à Claude Monneret qui me l’a signalé.

Avec son confrère Claude Bohuon, Claude Monneret , docteur es-sciences et membre de l’académie de pharmacie, à publié aux éditions EDP sciences, un livre intitulé « Fabuleux hasards: histoire de la découverte de médicaments » (une trentaine) qui relate comment innovation thérapeutique et sérendipité ont été étroitement liées (et le sont toujours : cf. baclofène, viagra … ) Claude Monneret ajoute : la mise en équation préalable de toute recherche comme cela se pratique de plus en plus en milieu industriel et universitaire est un frein à l’innovation

Sérendipité est dans le Larousse 2012

Sérendipité est dans le Larousse …

Avec son édition 2012, le petit Larousse référence (enfin) ce mot si particulier, et va, je l’espère, donner envie d’aller plus loin dans la connaissance et l’usage que l’on peut faire du concept, en particulier pour favoriser créativité et innovation (c’est une des missions de ce blog innovation et sérendipité)

Un bon nombre d’articles, dont quelques uns de ma part, qui disent ce mot « absent du Larousse » vont devoir être corrigés !!

Sur ce blog : Sérendipité

Une référence : article sur France2.fr

Les aventures des trois princes de Serendip

Pour revenir aux sources de ce mot étrange, je recommande cet ouvrage qui vient de paraître, aux Editions MARCHAISSE : Les aventures des trois princes de Sérendip.

Mot de l’éditeur (extrait) : Oubliés depuis le XVIIIe siècle, ces contes n’ont rien perdu de leur charme. Mais l’identité de leur auteur, leur genèse et leur destin posthume soulèvent des questions non moins fascinantes. Dominique Goy-Blanquet, Marie-Anne Paveau et Aude Volpilhac nous invitent à redécouvrir ici l’oeuvre du chevalier de Mailly et à voyager avec elles en sérendipité, de la Perse à l’Italie, de l’Angleterre de Walpole à la philosophie des sciences, et d’Internet à l’art de trouver ce que l’on ne cherche pas.

Pour en savoir plus , cliquez sur l’image :

 

De la sérendipité … : Leçons de l’inattendu

De la sérendipité dans la science, la technique, l’art et le droit : Leçons de l’inattendu (Pek van ANDEL & Danièle BOURCIER, Ed° L’Act Mem, 2009)

4ème de couverture :

Sérendipité… vous ne connaissez pas encore ce mot ?

C’est le don de faire des trouvailles, de trouver ce qu’on ne cherche pas, dans la science, la technique, l’art, la politique, le droit. Ce sont des découvertes, des inventions et des créations « accidentelles ». Un cas de sérendipité, par définition, est une observation surprenante suivie d’une explication juste.

Ce mot imprononçable forgé par Horace Walpole en 1754 et utilisé d’abord par des bibliomanes, a été importé par les sciences exactes, puis par les sciences sociales et le monde de la décision.

Ce livre décrit la théorie, la pratique, des types et des cas de sérendipité : chaque cas est une idée forte, une leçon d’interprétation de l’inattendu, comme la radioactivité naturelle ou l’effet pervers d’une loi. Il rend compte de la part du hasard comme source d’improvisation dans la genèse des idées et l’histoire des hommes.

Pek van Andel, chercheur en sciences médicales à l’Université Groningue et Danièle Bourcier, directrice de recherche au CNRS en sciences sociales, explorent la sérendipité dans tous les domaines. Cet ouvrage, illustré et documenté, s’adresse à tout créateur, innovateur, lecteur curieux. Et bien sûr, parce que ce sujet est didactique et drôle, aux enseignants et aux chercheurs, qui s’y reconnaîtront.

 

La sérendipité, le hasard heureux

La sérendipité, le hasard heureux (Sous la direction de Danièle BOURCIER et Pek van ANDEL Ed° Hermann, 2011)

4ème de couverture :

Loin d’être issue du domaine scientifique, la notion de sérendipité vient du conte du poète persan Amir Khursrau, Les pérégrinations des trois fils du roi de Serendip. Ce conte pose en 1302 les fondements de ce qu’Horace Walpole nommera en 1754, serendipity faisant référence à ces trois princes : « making discoveries, by accident & sagacity, of things they were not in quest of »

L’histoire de la sérendipité s’est construite autour de ces deux termes – accidents et sagacité – auxquels se sont ajoutés les idées d’imprévu, de hasard et d’imagination dans le processus de découverte. La sérendipité peut relever de l’erreur, de la chance, de la maladresse ou de circonstances inattendues mais, dans tous les cas, il a fallu un esprit curieux et préparé pour faire une interprétation réussie de choses qu’il ne recherche pas (rayons X, Post-it ou musique concrète)

Ce livrer retrace des cas de sérendipité puisés dans les sciences (médecine, chimie, mathématiques, physique nucléaire, sociologie, anthropologie, droit, urbanisme…), les arts (littérature, musique, théâtre, peinture…), la politique, la psychanalyse, le management et l’Internet. Mais la sérendipité œuvre aussi dans notre imaginaire collectif et dans notre vie quotidienne. C’est pourquoi les expériences vécues, les aventures, les contes et même l’histoire du vin et de la cuisine nous montrent la richesse de ce phénomène nomade qui traverse les frontières de l’imagination humaine.

La sérendipité peut-elle s’enseigner en théorie et en pratique ? Peut-on, par la réflexion, la formation et l’exercice, apprendre à réagir, de façon créative, à la surprise ? Pour la première fois, chercheurs, artistes et philosophes, réunis pendant une décade à Cerisy, tentent d’explorer les multiples approches de ce phénomène universel et idée forte et de les transmettre de façon ludique, critique ou passionnée au grand public.

Les auteurs :

Danièle Bourcier, directrice de recherche au CNRS et membre du comité d’éthique des sciences (COMETS). Elle étudie les interactions entre sciences du droit et monde numérique et s’intéresse aux décisions et aux lois complexes comme sources d’effets imprévus.
Pek van Andel, chercheur en sciences médicales à l’Université de Groningue. Spécialiste mondial de la sérendipité, il a écrit le premier article sur ce thème dans British Journal for Philisophy of Science en 1994 et donne de multiples conférences sur le sujet.

Miser sur l’imprévu

Miser sur l’imprévu (Véronique BOUCHARD, Thierry PICQ, Ed° Gualino, 2005)

4ème de couverture :

Ce livre est consacré à la vie cachée des entreprises. Il nous fait prendre conscience de l’omniprésence, de l’importance, mais aussi de la grande richesse de l’imprévu dans leur fonctionnement et leur évolution.

Les entreprises sont, en effet, le siège d’une multitude de phénomènes « émergents » – idées, initiatives locales, projets autonomes, expérimentations diverses – qui échappent aux orientations stratégiques et aux procédures définies par les dirigeants mais qui jouent un rôle crucial dans les processus d’innovation et de renouvellement stratégique. Etre ouvert à l’imprévu et être capable d’en tirer parti est maintenant un avantage concurrentiel indéniable.
Après avoir démontré l’importance des phénomènes émergents, les auteurs nous expliquent, démonstrations pratiques à l’appui sous la forme de mini-cas, comment et par quels moyens les dirigeants peuvent « miser sur l’imprévu ». Ils dressent un bilan réaliste des pratiques du « management de l’émergence » en insistant sur les changements que ce modèle impose en termes de philosophie managériale et de style de leadership.

Les auteurs :

Véronique Bouchard et Thierry Picq enseignent tous deux à l’EM Lyon. Forts d’une longue expérience de conseil, ils aiment aborder avec pragmatisme et clarté les sujets les plus complexes et s’intéressent aux articulations entre organisation établie et initiative individuelle, changement induit et changement émergent, qu’ils abordent à partir de leur discipline première : la stratégie pour Véronique Bouchard et le management pour Thierry Picq.

L’imprévu ou la science des objets trouvés

L’imprévu ou la science des objets trouvés (Jean JACQUES Ed° Odile Jacob, 1990)

4ème de couverture :

Jean JACQUES, chimiste inspiré, écrivain amusé, se fait ici le chantre débonnaire de cet esprit de disponibilité qui permet les hasards heureux de la recherche, les trouvailles expérimentales, les bonheurs de rencontre. Historien de la chimie à l’érudition pétillante et joviale, il nous convie à assister à certaines de ces découvertes inattendues, se joue de toutes les tentatives pour prévoir ou prédire l’avenir, préférant s’en remettre à la « soif d’errer à la rencontre de tout » qui déjà inspirait André Breton.

Eloge de l’imprévu, ce livre alerte témoigne de ce qui fait l’esprit de la recherche expérimentale et de ces moments où, « tout sentiment de durée aboli dans l’enivrement de la chance, un très fin pinceau de feu dégage ou parfait comme rien autre le sens de la vie »

Jean JACQUES est l’auteur en particulier des « Confessions d’un chimiste ordinaire »