Conférence …

Le 12 décembre 2018 , j’ai participé aux conférences Vendée Talks 2018 organisées par LE CERA et St GAB . Voici le texte de ma contribution …

 

Provoquer l’avenir avec la Sérendipité Intentionnelle©

 

Je voudrais commencer par vous poser une question :

  • Aujourd’hui, .. ou ces derniers jours, … qu’est-ce que vous avez vécu .. de surprenant, d’inattendu, d’imprévu ?

Moi, je me pose cette question le plus souvent possible.

Parce que, depuis que je suis gamin , je suis fasciné par cette histoire que l’on m’a racontée , l’histoire d’un grand navigateur , au quinzième siècle , qui cherchait une nouvelle route pour les Indes et qui aurait découvert l’Amérique ! Et c’était totalement imprévu !

Peter Drucker, pape du management moderne, a consacré un livre à l’innovation. Il y décrit 7 sources d’innovation et il affirme que la première source d’innovation c’est justement l’imprévu  , l’inattendu.

Depuis , j’ai appris que cela s’appelle la Sérendipité ! La Sérendipité c’est le fait de trouver quelque chose que l’on ne cherchait pas.

Sé-ren-di-pi-té, le mot sonne un peu bizarre, mais il n’y en a pas d’autre. On parle quelque fois de hasard ,  de chance … mais la sérendipité c’est quelque chose de bien plus complexe et de bien plus riche que seulement du hasard ou de la chance.  Quelque chose qui a à voir avoir l’inattendu, l’imprévu, avec l’inconnu. …

Il y a un peu plus de soixante ans, à Marcq-en-Baroeul, dans l’usine Delespaul-Havez, on faisait des caramels. Les responsables ont eu l’idée d’associer le cacao et le caramel … juste parce qu’ils avaient un surplus de cacao. Une des machines de l’usine s’est déréglée, et les caramel sont sortis en barre , des caramels en barre : ils avaient créé à la fois le Carambar et  la machine à faire les Carambar … sans étude de marché, sans R&D, … surprenantinattendu, imprévu !.

Dans les années 60, chez 3M , un chercheur , Spencer Silver , travaillait à des adhésif « plus grands, plus résistants, plus forts » … il ne cherchait pas une colle qui ne colle pas !! et qui a pu , quelques années plus tard , donner le Post-It(c)  … surprenantinattendu, imprévu !.

Il existe des dizaines et des dizaines d’exemples célèbres : c’est l’histoire de la découverte de l’Amérique, du Brésil, de la pénicilline par Fleming, de la grotte de Lascaux.  C’est aussi le Velcro, le Kevlar, l’aspartame, le Nutella, le VTT, le camping-car, le combi Volkswagen, le nylon, le téflon, le four à micro-ondes, la tarte Tatin, …,  avec parfois une part de légende sans doute.

On trouve quelque chose en cherchant autre chose, on trouve par erreur, par maladresse, on trouve parce qu’il manque quelque chose (c’est l’innovation frugale) ou au contraire parce qu’il y en a trop, on trouve en observant la nature (c’est le bio mimétisme), on trouve en écoutant et en observant les salariés, les clients, et on peut même quelquefois trouver sans chercher !

Ce qui me plait dans la sérendipité , c’est de  s’intéresser  à ce que l’on trouve ! Et ce qui est formidable, c’est que puisqu’il s’agit de découvertes , les temps d’étude, de recherche, de conception, de tests sont considérablement réduits …

Alors, pourquoi est-ce que l’on n’en parle pas davantage ?

C’est la première source d’innovation : combien d’heures de cours, combien d’heures d’entrainement au collège, au lycée ? pourquoi est-ce qu’on ne l’enseigne pas ?

Louis Pasteur a dit : « le hasard ne favorise que les esprits préparés »

Moi j’avais bien l’intention d’être un esprit préparé … je travaille sur ce concept depuis plusieurs années… et je m’entraine pour développer et encourager une posture particulière …

Pourquoi et comment peut-on se préparer à l’imprévu, à l’inattendu ?

Ce que je propose, c’est d’apprivoiser l’inconnu , d’apprécier l’imprévu … et, surtout, d’en faire quelque chose.

Oui, parce que j’ai appris que l’on m’avait raconté des bêtises :

Christophe Colomb n’a jamais , jamais découvert l’Amérique … il est bien arrivé du côté des Antilles en octobre 1492, mais jusqu’à sa mort, 14 ans plus tard, il a toujours proclamé être arrivé aux Indes … comme prévu ! parce que c’est ce qu’il cherchait ! ce qu’il avait prévu et qu’il ne pouvait pas s’en détacher.

J’ai un contre-exemple : dans les années 90 , les chercheurs des laboratoires Pfizer travaillaient sur un médicament pour traiter une maladie cardiaque, l’angine de poitrine … le médicament était en test auprès de groupes de femmes et d’hommes … et là une partie de la population masculine a fait état d’effets secondaires imprévus … Et c’est ainsi que les chercheurs ont su qu’ils avaient trouvé un médicament contre l’impuissance, et que Pfizer a gagné beaucoup d’argent, avec le Viagra !  Ça peut paraitre évident aujourd’hui, mais on peut très bien imaginer que ce n’était pas forcément facile pour les chercheurs d’abandonner leur piste première, de peut-être confier à d’autres les nouveaux développements, et que certains auraient pu préférer corriger les effets secondaires, ou documenter la notice  … « ce médicament peut provoquer, chez certains sujets de sexe masculin des effets secondaires indésirables, … . » !! …  et bien non , ils ont eu plus de lucidité que Christophe Colomb !

C’est pourquoi, après ma question «  qu’est-ce que j’ai vécu de surprenant, inattendu, imprévu … » je vous propose quatre autres questions essentielles:

  1. Qu’est ce qui s’est passé ? en détail et en détail
  2. Qu’y avait-il de positif ? sinon ça m’intéresse peu, c’est un choix
  3. Qu’est-ce que cela m’apprend ?
  4. Et surtout : Qu’est-ce que je peux en faire ?

Et là , plus je pratique  ce petit exercice , et plus je transforme l’imprévu en saisie d’opportunités.

Et si j’en fais quelque chose, à partir de l’inattendu je fabrique de l’innovation.

Et si je le pratique souvent, j’en fais une posture du quotidien … Une posture qui permet une innovation de tous les instants, sur tous les sujets.

C’est ce que le sociologue Norbert Alter appelle L’innovation Ordinaire ! C’est une innovation ouverte, en particulier à ceux dont ce n’est pas le métier (R&D, marketing).

Ce n’est pas naturel

Pour la plupart d’entre nous, nous nous appuyons sur une éducation ( bien « cartésienne » et un peu binaire) et nous avons entendu le message  « Manager , c’est prévoir ».

De ce fait, face à l’imprévu nous développons au moins deux réflexes :

  • Premièrement , la crainte, la peur de l’inconnu
  • Et deuxièmement, c’est lié, la fameuse résistance au changement.

Et bien, grâce à sérendipité, avec un peu d’entrainement, on peut transformer cette énergie de « résistance au changement » en quelque chose qui serait plutôt de la souplesse, et qui se traduit par un réflexe positif : quel apprentissage, quelle innovation , y a-t-il à observer, à découvrir ?

Et je trouve dans la sérendipité tellement de richesse, je trouve ça tellement surprenant, tellement positif que je n’ai qu’une envie : en rencontrer plus souvent !

C’est ce que j’appelle la Sérendipité Intentionnelle :

La sérendipité Intentionnelle , c’est une posture qui favorise l’émergence de l’inattendu , le plus souvent possible !

C’est à la fois très simple et pas toujours facile à mettre en œuvre

Parce que la sérendipité intentionnelle, c’est un oxymore, c’est une posture en paradoxe:

  • Premièrement, du lâcher-prise et de l’humilité: accepter les faits, prendre le temps d’écouter, d’observer, de découvrir,
  • Et deuxièmement, en même temps, de l’action: mise en œuvre, développement, innovation.

Pour cela, je m’appuie sur une autre question , que nous pouvons partager :

Demain, dans les jours qui viennent, qu’est-ce que je vais faire, qu’est-ce que je vais mettre en œuvre, pour susciter la sérendipité …  pour rencontrer quelque chose de surprenant, d’inattendu, d’imprévu ? et, bien sûr, espérer pouvoir en faire ou en apprendre quelque chose.

Alors on peut se donner des petits exercices extrêmement simples … je pourrai aussi vous en proposer de plus sophistiqués , et d’autres que l’on peut jouer avec des équipes , notamment en entreprise…

Aussi , avant de vous quitter je voudrais illustrer par trois exemples très faciles , que chacun peut mettre en œuvre :

  1. Tout d’abord, l’avenir , ça commence tout à l’heure. Alors, tout à l’heure, en sortant des conférences, je vous propose d’échanger avec des personnes que vous ne connaissez pas … et plus particulièrement avec des personnes assez différentes de votre entourage habituel !
  2. Puis, dans les jours qui viennent, je vous propose de laisser une demi-journée, ou une journée, totalement vide sur votre agenda : rien de prévu … pour laisser place à l’imprévu.
  3. Et dans les mois qui viennent , je vous suggère de vous inscrire à toutes les soirées du CERA… même si , ou surtout si , le sujet est assez éloigné de vos préoccupations habituelles.

Et comme vous trouverez ça très riche, et très amusant, j’en suis sûr, vous chercherez comme moi d’autres astuces pour susciter le changement , trouver des solutions qui émergent  de l’inconnu et de l’inattendu.

Le thème de cette soirée c’est : La meilleure façon de prédire l’avenir est de le créer !

De toutes façons on ne pourra pas prévoir cet avenir , de plus en plus complexe et incertain.

Mais surtout , à trop prévoir, on risquerait de pas se rendre compte que ce que l’on a trouvé c’est l’Amérique !

En complément de la créativité,  le travail sur la sérendipité nous apprend que cet avenir, cet inconnu qu’il nous faut apprivoiser , c’est surtout un réservoir incroyable d’opportunités à DECOUVRIR ! puis exploiter.

Et, pour susciter l’inattendu,  avec les outils de la sérendipité intentionnelle , je vous assure que l’avenir, c’est un inattendu que nous pouvons PROVOQUER !

Ma méthode pourrait tenir en quelques mots sur un Post-It :

  • Provoquer l’inattendu,
  • Observer
  • Utiliser

L’avenir commence dans quelques secondes … alors je vous laisse en vous proposant que nous devenions des PROVOCATEURS DE L’AVENIR !

Merci de votre attention,

Jean-Yves GERMAIN /  jy.germain@gmail.com

 

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10 raisons de cultiver la sérendipité pour innover

10 raisons de cultiver la sérendipité pour innoverLa sérendipité qualifie le fait de « trouver quelque chose que l’on ne cherchait pas ». Il arrive que ce soit parce que l’on cherchait autre chose, par contrainte, par accident ou maladresse, …

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Sérendipité et Recherche …

Les difficultés de Sanofi seraient dues à un manque de sérendipité …

Je vous invite à découvrir et lire le très intéressant article de Pierre Allain, médecin, sur le site Pharmacorama : http://www.pharmacorama.com/ezine/20121020111537.php

Merci à Claude Monneret qui me l’a signalé.

Avec son confrère Claude Bohuon, Claude Monneret , docteur es-sciences et membre de l’académie de pharmacie, à publié aux éditions EDP sciences, un livre intitulé « Fabuleux hasards: histoire de la découverte de médicaments » (une trentaine) qui relate comment innovation thérapeutique et sérendipité ont été étroitement liées (et le sont toujours : cf. baclofène, viagra … ) Claude Monneret ajoute : la mise en équation préalable de toute recherche comme cela se pratique de plus en plus en milieu industriel et universitaire est un frein à l’innovation

Sérendipité et recherche scientifique Cedric VILLANI : « Je crois au hasard »

Cédric VILLANI, grand mathématicien récemment honoré de la médaille Fields (l’équivalent du prix NOBEL pour les mathématiciens), est interviewé pour National Geographic Sciences, a propos du rôle du hasard dans la recherche scientifique.

Voir la vidéo sur Youtube

Pour lui, comme pour de très nombreux chercheurs, les liens entre hasard, inattendu, imprévu, et découvertes scientifiques sont indéniables. Avant de conclure par un « je crois au hasard », Cédric VILLANI fait référence, dans cet interview, à des exemples qu’il a lui même vécus.

Et il ajoute :

  • « il s ‘agit de provoquer le hasard »
  • « il s’agit de tirer parti du hasard »
  • « ce sont des choses qui s’apprennent »

Ce qui est vrai pour les scientifiques l’est également pour les managers. Pour provoquer le hasard, en tirer parti, le coaching de sérendipité©, que nous vous proposons, c’est l’opportunité de renforcer les capacités créatives et innovantes en entreprise.

Peut-on provoquer ou enseigner la sérendipité ?

Peut-on provoquer ou enseigner la sérendipité ?

Si la question est posée, c’est qu’elle peut paraître surprenante …

Pourtant Louis PASTEUR disait « Le hasard ne favorise que les esprits préparés« , ce qui sous-entend que l’on peut préparer les esprits, c’est à dire former, accompagner.

Porteurs du concept de coaching de sérendipité©, nous en sommes convaincus.

Danièle BOURCIER, du CNRS, aborde cette question dans un article récent ( CAES du CNRS – LE MAGAZINE – n° 97 – décembre 2011); en voici l’extrait :

Peut-on provoquer ou enseigner la sérendipité ? Le colloque de Cerisy sur la sérendipité a rassemblé des artistes, des dramaturges, des chercheurs de différentes disciplines dans une approche – naturellement – transdisciplinaire. Cette expérience leur a permis d’échanger sur leurs démarches qui se sont révélées très proches. Et deux communautés se sont montrées les plus intéressées par ce concept : celle de l’éducation, et le monde de l’entreprise. Les chercheurs utilisent déjà la sérendipité au quotidien. Et certaines disciplines, comme la physique et la chimie, sont constitutionnellement plus aptes à la comprendre. Comme le dit le physicien Jean-Marie Brom : « La sérendipité, j’en vis. »

L’article complet : CNRS – CAES decembre2011   ou ici .

Danièle BOURCIER est co-auteur avec Pek Van ANDEL de plusieurs ouvrages sur la sérendipité : voir bibliographie.

SOS – La sérendipité serait-elle en péril sur le net ?

La sérendipité est-elle le propre de l’homme ? ou pour le moins ce qui le distinguerait de la machine ?

Sur le net, automatismes divers nous encadrent et nous guident … au détriment des richesses de l’inconnu, de la surprise, de la sérendipité.

Je vous recommande cet article du site RSLN

Ainsi que celui-ci sur le site numerama  ( la sérendipité comme prétexte ? )

A suivre …

Dirigeants, acceptez l’incertitude et adoptez la sérendipité

Pour être un bon dirigeant, acceptez l’incertitude !

Au sommet Think global d’IBM à New York, le directeur du MIT Media Lab Joichi Ito a invité les dirigeants à adopter la sérendipité.

Extraits d’un article de Andrew Nusca traduit sur le site smartplanet.fr  (vous pouvez consulter l’article initial 

« Les dirigeants sont surévalués. » C’est sur ces mots que Joichi Ito, directeur du MIT Media Lab, a commencé sa présentation au sommet mondial des dirigeants Think global d’IBM à New York, déclenchant les rires et peut-être le courroux de quelques détenteurs de MBA.

Les exemples de Mozilla (Firefox) et Wikipédia : « L’open source est intéressant parce que les personnes décident de ce qu’elles veulent faire », a-t-il souligné (…) « Nous pensons que ce qui gouverne le monde, c’est l’intérêt personnel éclairé. C’est faux: en réalité, c’est la collaboration. » À Wikipédia, a-t-il indiqué, la communauté pousse ses membres vers des rôles de dirigeant. Ils ne les cherchent pas activement, comme le font les titulaires de MBA une fois leur diplôme obtenu. « L’idée, c’est de s’assurer que les personnes sont sensibles les unes aux autres, et de laisser cette diversité exploser. » C’est pourquoi à Wikipédia des juges fédéraux passent leurs week-ends à rédiger du code avec des mordus d’informatique. « Vous ne pourriez jamais les convaincre de le faire, même en les payant », a-t-il commenté en souriant …

Accepter le chaos mais ne jamais être totalement satisfait : Le monde est majoritairement incontrôlable et compliqué, constate Joichi Ito. Les jeunes acceptent le chaos, mais à mesure qu’ils prennent de l’âge, ils sont réduits à produire, protéger et accumuler, au lieu de continuer à apprendre. « Il faut enseigner à la nouvelle génération ce mystère, cette merveille », préconise-t-il. « C’est la clé pour vivre dans ce monde: ne jamais être totalement satisfait. » Les adultes ne doivent pas avoir peur du changement, assure Joichi Ito. Ils doivent au contraire retrouver cette intrépidité propre aux enfants. « Je ne crois pas aux plans. Je ne peux me concentrer que sur le court terme. C’est pourquoi j’ai quitté quelques-unes des meilleures universités d’Amérique. » Tout commence par l’éducation, notamment une éducation guidée par l’intérêt. Prenez un ingénieur et un designer: ils sont rarement d’accord. Ils se disputent sur la théorie et ne parviennent pas à comprendre la façon dont l’autre voit le monde. Mais si vous leur donnez un projet physique à mener? Que se passe-t-il alors? « Les choses deviennent un peu moins personnelles », estime Joichi Ito. « Vous créez des choses et vous les laissez itérer. Parfois, vous vous trompez, mais vous vous servez de vos erreurs pour évoluer. »

Au Media Lab, Joichi Ito ne recrute que des enseignants qui peuvent créer des choses. L’idée est de réduire les disputes et d’augmenter le flux de solutions. « Il faut plus d’argent pour trouver comment planifier quelque chose que pour l’essayer », constate-t-il. « Vous ne pouvez pas vous en remettre au hasard ou à la chance si vous planifiez tout. » C’est pourquoi les enfants en apprennent davantage sur le rôle de dirigeant en lançant des raids dans le jeu multijoueur en ligne World of WarCraft qu’en lisant des études de cas d’entreprises. Cet apprentissage métaphorique est précisément la raison pour laquelle les étudiants en MBA ont souvent tendance à obtenir des scores médiocres à ce type de jeux: ils sont habitués à ce que les personnes fassent ce qu’on leur dise, explique Joichi Ito, et l’incertitude qui suit le moment qui n’arrive pas est ce qui les rend perplexes.

« Vous devez abandonner l’idée que vous pourrez tout comprendre sans exception. »

En tant que dirigeant, ne craignez pas le chaos. En revanche, cherchez des modèles pour être plus préparé à relever les défis, conseille Joichi Ito. « Lorsque vous avez une crainte quelle qu’elle soit, c’est probablement la chose sur laquelle vous vous trompez », conclut Joichi Ito.

Les aventures des trois princes de Serendip

Pour revenir aux sources de ce mot étrange, je recommande cet ouvrage qui vient de paraître, aux Editions MARCHAISSE : Les aventures des trois princes de Sérendip.

Mot de l’éditeur (extrait) : Oubliés depuis le XVIIIe siècle, ces contes n’ont rien perdu de leur charme. Mais l’identité de leur auteur, leur genèse et leur destin posthume soulèvent des questions non moins fascinantes. Dominique Goy-Blanquet, Marie-Anne Paveau et Aude Volpilhac nous invitent à redécouvrir ici l’oeuvre du chevalier de Mailly et à voyager avec elles en sérendipité, de la Perse à l’Italie, de l’Angleterre de Walpole à la philosophie des sciences, et d’Internet à l’art de trouver ce que l’on ne cherche pas.

Pour en savoir plus , cliquez sur l’image :

 

Miser sur l’imprévu

Miser sur l’imprévu (Véronique BOUCHARD, Thierry PICQ, Ed° Gualino, 2005)

4ème de couverture :

Ce livre est consacré à la vie cachée des entreprises. Il nous fait prendre conscience de l’omniprésence, de l’importance, mais aussi de la grande richesse de l’imprévu dans leur fonctionnement et leur évolution.

Les entreprises sont, en effet, le siège d’une multitude de phénomènes « émergents » – idées, initiatives locales, projets autonomes, expérimentations diverses – qui échappent aux orientations stratégiques et aux procédures définies par les dirigeants mais qui jouent un rôle crucial dans les processus d’innovation et de renouvellement stratégique. Etre ouvert à l’imprévu et être capable d’en tirer parti est maintenant un avantage concurrentiel indéniable.
Après avoir démontré l’importance des phénomènes émergents, les auteurs nous expliquent, démonstrations pratiques à l’appui sous la forme de mini-cas, comment et par quels moyens les dirigeants peuvent « miser sur l’imprévu ». Ils dressent un bilan réaliste des pratiques du « management de l’émergence » en insistant sur les changements que ce modèle impose en termes de philosophie managériale et de style de leadership.

Les auteurs :

Véronique Bouchard et Thierry Picq enseignent tous deux à l’EM Lyon. Forts d’une longue expérience de conseil, ils aiment aborder avec pragmatisme et clarté les sujets les plus complexes et s’intéressent aux articulations entre organisation établie et initiative individuelle, changement induit et changement émergent, qu’ils abordent à partir de leur discipline première : la stratégie pour Véronique Bouchard et le management pour Thierry Picq.

L’imprévu ou la science des objets trouvés

L’imprévu ou la science des objets trouvés (Jean JACQUES Ed° Odile Jacob, 1990)

4ème de couverture :

Jean JACQUES, chimiste inspiré, écrivain amusé, se fait ici le chantre débonnaire de cet esprit de disponibilité qui permet les hasards heureux de la recherche, les trouvailles expérimentales, les bonheurs de rencontre. Historien de la chimie à l’érudition pétillante et joviale, il nous convie à assister à certaines de ces découvertes inattendues, se joue de toutes les tentatives pour prévoir ou prédire l’avenir, préférant s’en remettre à la « soif d’errer à la rencontre de tout » qui déjà inspirait André Breton.

Eloge de l’imprévu, ce livre alerte témoigne de ce qui fait l’esprit de la recherche expérimentale et de ces moments où, « tout sentiment de durée aboli dans l’enivrement de la chance, un très fin pinceau de feu dégage ou parfait comme rien autre le sens de la vie »

Jean JACQUES est l’auteur en particulier des « Confessions d’un chimiste ordinaire »