10 raisons de cultiver la sérendipité pour innover

10 raisons de cultiver la sérendipité pour innoverLa sérendipité qualifie le fait de « trouver quelque chose que l’on ne cherchait pas ». Il arrive que ce soit parce que l’on cherchait autre chose, par contrainte, par accident ou maladresse, …

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Sérendipité et Recherche …

Les difficultés de Sanofi seraient dues à un manque de sérendipité …

Je vous invite à découvrir et lire le très intéressant article de Pierre Allain, médecin, sur le site Pharmacorama : http://www.pharmacorama.com/ezine/20121020111537.php

Merci à Claude Monneret qui me l’a signalé.

Avec son confrère Claude Bohuon, Claude Monneret , docteur es-sciences et membre de l’académie de pharmacie, à publié aux éditions EDP sciences, un livre intitulé « Fabuleux hasards: histoire de la découverte de médicaments » (une trentaine) qui relate comment innovation thérapeutique et sérendipité ont été étroitement liées (et le sont toujours : cf. baclofène, viagra … ) Claude Monneret ajoute : la mise en équation préalable de toute recherche comme cela se pratique de plus en plus en milieu industriel et universitaire est un frein à l’innovation

Sérendipité et recherche scientifique Cedric VILLANI : « Je crois au hasard »

Cédric VILLANI, grand mathématicien récemment honoré de la médaille Fields (l’équivalent du prix NOBEL pour les mathématiciens), est interviewé pour National Geographic Sciences, a propos du rôle du hasard dans la recherche scientifique.

Voir la vidéo sur Youtube

Pour lui, comme pour de très nombreux chercheurs, les liens entre hasard, inattendu, imprévu, et découvertes scientifiques sont indéniables. Avant de conclure par un « je crois au hasard », Cédric VILLANI fait référence, dans cet interview, à des exemples qu’il a lui même vécus.

Et il ajoute :

  • « il s ‘agit de provoquer le hasard »
  • « il s’agit de tirer parti du hasard »
  • « ce sont des choses qui s’apprennent »

Ce qui est vrai pour les scientifiques l’est également pour les managers. Pour provoquer le hasard, en tirer parti, le coaching de sérendipité©, que nous vous proposons, c’est l’opportunité de renforcer les capacités créatives et innovantes en entreprise.

Peut-on provoquer ou enseigner la sérendipité ?

Peut-on provoquer ou enseigner la sérendipité ?

Si la question est posée, c’est qu’elle peut paraître surprenante …

Pourtant Louis PASTEUR disait « Le hasard ne favorise que les esprits préparés« , ce qui sous-entend que l’on peut préparer les esprits, c’est à dire former, accompagner.

Porteurs du concept de coaching de sérendipité©, nous en sommes convaincus.

Danièle BOURCIER, du CNRS, aborde cette question dans un article récent ( CAES du CNRS – LE MAGAZINE – n° 97 – décembre 2011); en voici l’extrait :

Peut-on provoquer ou enseigner la sérendipité ? Le colloque de Cerisy sur la sérendipité a rassemblé des artistes, des dramaturges, des chercheurs de différentes disciplines dans une approche – naturellement – transdisciplinaire. Cette expérience leur a permis d’échanger sur leurs démarches qui se sont révélées très proches. Et deux communautés se sont montrées les plus intéressées par ce concept : celle de l’éducation, et le monde de l’entreprise. Les chercheurs utilisent déjà la sérendipité au quotidien. Et certaines disciplines, comme la physique et la chimie, sont constitutionnellement plus aptes à la comprendre. Comme le dit le physicien Jean-Marie Brom : « La sérendipité, j’en vis. »

L’article complet : CNRS – CAES decembre2011   ou ici .

Danièle BOURCIER est co-auteur avec Pek Van ANDEL de plusieurs ouvrages sur la sérendipité : voir bibliographie.

SOS – La sérendipité serait-elle en péril sur le net ?

La sérendipité est-elle le propre de l’homme ? ou pour le moins ce qui le distinguerait de la machine ?

Sur le net, automatismes divers nous encadrent et nous guident … au détriment des richesses de l’inconnu, de la surprise, de la sérendipité.

Je vous recommande cet article du site RSLN

Ainsi que celui-ci sur le site numerama  ( la sérendipité comme prétexte ? )

A suivre …

Dirigeants, acceptez l’incertitude et adoptez la sérendipité

Pour être un bon dirigeant, acceptez l’incertitude !

Au sommet Think global d’IBM à New York, le directeur du MIT Media Lab Joichi Ito a invité les dirigeants à adopter la sérendipité.

Extraits d’un article de Andrew Nusca traduit sur le site smartplanet.fr  (vous pouvez consulter l’article initial 

« Les dirigeants sont surévalués. » C’est sur ces mots que Joichi Ito, directeur du MIT Media Lab, a commencé sa présentation au sommet mondial des dirigeants Think global d’IBM à New York, déclenchant les rires et peut-être le courroux de quelques détenteurs de MBA.

Les exemples de Mozilla (Firefox) et Wikipédia : « L’open source est intéressant parce que les personnes décident de ce qu’elles veulent faire », a-t-il souligné (…) « Nous pensons que ce qui gouverne le monde, c’est l’intérêt personnel éclairé. C’est faux: en réalité, c’est la collaboration. » À Wikipédia, a-t-il indiqué, la communauté pousse ses membres vers des rôles de dirigeant. Ils ne les cherchent pas activement, comme le font les titulaires de MBA une fois leur diplôme obtenu. « L’idée, c’est de s’assurer que les personnes sont sensibles les unes aux autres, et de laisser cette diversité exploser. » C’est pourquoi à Wikipédia des juges fédéraux passent leurs week-ends à rédiger du code avec des mordus d’informatique. « Vous ne pourriez jamais les convaincre de le faire, même en les payant », a-t-il commenté en souriant …

Accepter le chaos mais ne jamais être totalement satisfait : Le monde est majoritairement incontrôlable et compliqué, constate Joichi Ito. Les jeunes acceptent le chaos, mais à mesure qu’ils prennent de l’âge, ils sont réduits à produire, protéger et accumuler, au lieu de continuer à apprendre. « Il faut enseigner à la nouvelle génération ce mystère, cette merveille », préconise-t-il. « C’est la clé pour vivre dans ce monde: ne jamais être totalement satisfait. » Les adultes ne doivent pas avoir peur du changement, assure Joichi Ito. Ils doivent au contraire retrouver cette intrépidité propre aux enfants. « Je ne crois pas aux plans. Je ne peux me concentrer que sur le court terme. C’est pourquoi j’ai quitté quelques-unes des meilleures universités d’Amérique. » Tout commence par l’éducation, notamment une éducation guidée par l’intérêt. Prenez un ingénieur et un designer: ils sont rarement d’accord. Ils se disputent sur la théorie et ne parviennent pas à comprendre la façon dont l’autre voit le monde. Mais si vous leur donnez un projet physique à mener? Que se passe-t-il alors? « Les choses deviennent un peu moins personnelles », estime Joichi Ito. « Vous créez des choses et vous les laissez itérer. Parfois, vous vous trompez, mais vous vous servez de vos erreurs pour évoluer. »

Au Media Lab, Joichi Ito ne recrute que des enseignants qui peuvent créer des choses. L’idée est de réduire les disputes et d’augmenter le flux de solutions. « Il faut plus d’argent pour trouver comment planifier quelque chose que pour l’essayer », constate-t-il. « Vous ne pouvez pas vous en remettre au hasard ou à la chance si vous planifiez tout. » C’est pourquoi les enfants en apprennent davantage sur le rôle de dirigeant en lançant des raids dans le jeu multijoueur en ligne World of WarCraft qu’en lisant des études de cas d’entreprises. Cet apprentissage métaphorique est précisément la raison pour laquelle les étudiants en MBA ont souvent tendance à obtenir des scores médiocres à ce type de jeux: ils sont habitués à ce que les personnes fassent ce qu’on leur dise, explique Joichi Ito, et l’incertitude qui suit le moment qui n’arrive pas est ce qui les rend perplexes.

« Vous devez abandonner l’idée que vous pourrez tout comprendre sans exception. »

En tant que dirigeant, ne craignez pas le chaos. En revanche, cherchez des modèles pour être plus préparé à relever les défis, conseille Joichi Ito. « Lorsque vous avez une crainte quelle qu’elle soit, c’est probablement la chose sur laquelle vous vous trompez », conclut Joichi Ito.

Les aventures des trois princes de Serendip

Pour revenir aux sources de ce mot étrange, je recommande cet ouvrage qui vient de paraître, aux Editions MARCHAISSE : Les aventures des trois princes de Sérendip.

Mot de l’éditeur (extrait) : Oubliés depuis le XVIIIe siècle, ces contes n’ont rien perdu de leur charme. Mais l’identité de leur auteur, leur genèse et leur destin posthume soulèvent des questions non moins fascinantes. Dominique Goy-Blanquet, Marie-Anne Paveau et Aude Volpilhac nous invitent à redécouvrir ici l’oeuvre du chevalier de Mailly et à voyager avec elles en sérendipité, de la Perse à l’Italie, de l’Angleterre de Walpole à la philosophie des sciences, et d’Internet à l’art de trouver ce que l’on ne cherche pas.

Pour en savoir plus , cliquez sur l’image :

 

Miser sur l’imprévu

Miser sur l’imprévu (Véronique BOUCHARD, Thierry PICQ, Ed° Gualino, 2005)

4ème de couverture :

Ce livre est consacré à la vie cachée des entreprises. Il nous fait prendre conscience de l’omniprésence, de l’importance, mais aussi de la grande richesse de l’imprévu dans leur fonctionnement et leur évolution.

Les entreprises sont, en effet, le siège d’une multitude de phénomènes « émergents » – idées, initiatives locales, projets autonomes, expérimentations diverses – qui échappent aux orientations stratégiques et aux procédures définies par les dirigeants mais qui jouent un rôle crucial dans les processus d’innovation et de renouvellement stratégique. Etre ouvert à l’imprévu et être capable d’en tirer parti est maintenant un avantage concurrentiel indéniable.
Après avoir démontré l’importance des phénomènes émergents, les auteurs nous expliquent, démonstrations pratiques à l’appui sous la forme de mini-cas, comment et par quels moyens les dirigeants peuvent « miser sur l’imprévu ». Ils dressent un bilan réaliste des pratiques du « management de l’émergence » en insistant sur les changements que ce modèle impose en termes de philosophie managériale et de style de leadership.

Les auteurs :

Véronique Bouchard et Thierry Picq enseignent tous deux à l’EM Lyon. Forts d’une longue expérience de conseil, ils aiment aborder avec pragmatisme et clarté les sujets les plus complexes et s’intéressent aux articulations entre organisation établie et initiative individuelle, changement induit et changement émergent, qu’ils abordent à partir de leur discipline première : la stratégie pour Véronique Bouchard et le management pour Thierry Picq.

L’imprévu ou la science des objets trouvés

L’imprévu ou la science des objets trouvés (Jean JACQUES Ed° Odile Jacob, 1990)

4ème de couverture :

Jean JACQUES, chimiste inspiré, écrivain amusé, se fait ici le chantre débonnaire de cet esprit de disponibilité qui permet les hasards heureux de la recherche, les trouvailles expérimentales, les bonheurs de rencontre. Historien de la chimie à l’érudition pétillante et joviale, il nous convie à assister à certaines de ces découvertes inattendues, se joue de toutes les tentatives pour prévoir ou prédire l’avenir, préférant s’en remettre à la « soif d’errer à la rencontre de tout » qui déjà inspirait André Breton.

Eloge de l’imprévu, ce livre alerte témoigne de ce qui fait l’esprit de la recherche expérimentale et de ces moments où, « tout sentiment de durée aboli dans l’enivrement de la chance, un très fin pinceau de feu dégage ou parfait comme rien autre le sens de la vie »

Jean JACQUES est l’auteur en particulier des « Confessions d’un chimiste ordinaire »